Corps féminin et capital dans Madeleine Férat (1868) d’Émile Zola
摘要
Corps et capital constituent deux aspects primordiaux du roman du XIXe siècle. Alors que la société change de manière fondamentale à l’âge industriel, le roman devient le genre privilégié de la littérature.1 Les changements socio-historiques, scientifiques et culturels ont pour conséquence une désintégration des relations humaines, des changements qui se reflètent dans les courants littéraires de l’époque – un détournement du romantisme en faveur du réalisme et naturalisme. C’est dans le roman du XIXe siècle que la femme est mise au centre de toutes les attentions, qu’elle obtient le statut de personnage principal, et même d’héroïne. Une grande partie des ‘bestsellers’ du XIXe siècle en témoignent, que l’on pense à Esmeralda dans Notre-Dame de Paris (1831), Eugénie Grandet (1834), Madame Bovary (1857), Carmen (1847), La Dame aux camélias (1848) ou bien aux figures des soeurs Brontë, comme Jane Eyre (1847) de Charlotte Brontë – c’est toujours une femme qui est au coeur du roman. Cette réalité miroite une réalité qui affecte quasiment tous les discours de la société.