Saisir la part du capital corporel : réseaux sensoriels, relais métaphoriques dans L’Argent (1891) de Zola
摘要
Un rapide survol des débats d’aujourd’hui ne laisse aucun doute sur les lignes de force de notre contemporanéité. Ces mêmes lignes de force animent les thèmes fondateurs du grand roman du capital financier, L’Argent (1891), d’Émile Zola. Ce dix-huitième roman du cycle des Rougon-Macquart jette un pont entre le Second Empire, dans sa phase libérale, et notre vingt-et-unième siècle, ponctués par des crises économiques globales. Parmi les thèmes zoliens privilégiés, des sujets fort actuels abondent : précarité économique, oscillations financières, infox (« la fausse nouvelle » se développe comme un nuage orageux au chapitre 1), culture du risque, acquisitions globales, éthique caritative et bonnes oeuvres, parrainage, antisémitisme, violences sexuelles, justice sociale, anticapitalisme, épidémie1 et contagion (variole, typhoïde, syphilis), activisme, futurologie, exploitation (néo-)coloniale2, raisonnements contrefactuels, traduction, déséquilibres fiscal, social, et international, influence de médias intéressés, et impact d’influenceurs…