L’obliquité des corps chez les Rougon-Macquart : un capital insoupçonné
摘要
Interroger l’obliquité au fil de l’Histoire s’avère fascinant et très instructif. Force est de constater que, dans l’Antiquité, aucun terme direct n’y renvoyait. Seuls cinq adjectifs s’en rapprochant y faisaient référence, comme si un contournement lexical s’était immédiatement imposé.1 De même, les Grecs ne l’envisageaient que dans son rapport à un autre élément ou en trait d’union entre deux entités antinomiques, c’est-à-dire en lieu de conjonction des opposés.2 De ces remarques ressort que l’obliquité se serait exprimée en biais, par le biais de, tant sur le plan lexical que situationnel, et aurait reposé sur un socle antinomique. Bref, les Grecs auraient recouru à des traverses paroxystiques, et ce dans des domaines très diversifiés comme, par exemple, la météorologie ou la physiologie. Empédocle (495-435 av JC), Aristote (384-322 av JV) ou encore Théophraste (371-287 av JC) s’y seraient référés pour, entre autres, qualifier l’avancée des vents (cf. Girard 2015 : 25, 28, 41 et 271).