The present paper analyses multilingualism in restaurant menus with a special focus on codeswitching and translations of names of dishes. We have collected a large corpus of German, French, Italian and Spanish restaurant menus, of which German menus are used in the codeswitching part, while the translation part is based on Spanish and French menus and their translations into English and German. In the menus without translation, we concentrate on foreign or borrowed terms, more or less assimilated or still marked in the target language, and the reasons for their use. Which languages appear? Foreign languages, regional languages or local dialects? Does a product simply have no other name or is it a strategy of upgrading, i.e. the replacement of a term from a locally used language with a foreign word that appears more elegant or exotic? What is the impact of this multilingualism on the transparency of the dish names? In the translated restaurant menus, we are interested in the notion of ‘fidelity’ of a translation and in linguistic material that has been taken from the original version: names of regional dishes, internationalisms, borrowed terms, etc. Where does fidelity end and the translator’s laziness begin? Is a translation better or more transparent if it contains, for example, additional explanations and clarifications? And is the most transparent, most explicit name always the best? In general, the focus is put on the changes that occur in the translation: What can be treated as an adaptation to the target culture and what as a simple blunder? Since much of the information given in the name of a dish serves to upgrade the dish, we observe what happens to the upgrading strategies in the translation. Are they maintained, deleted or replaced by upgrading elements specific to the target language? We also investigate the unsuspected additions and losses that are found in some menus. We conclude our analysis with a qualitative evaluation of the translations presented. Cette contribution s’intéresse au plurilinguisme tel qu’il s’exprime dans les cartes de restaurants, d’une part à travers les alternances codiques, et de l’autre à travers les traductions des intitulés de plats. Nous avons réuni un vaste corpus de cartes en allemand, en français, en italien et en espagnol, dont certaines cartes allemandes bourrées d’alternances codiques nous servent dans la partie code-switching, alors que la partie traductions se base sur des cartes espagnoles et françaises et leurs traductions en anglais et en allemand. Dans les cartes sans traduction, nous nous penchons sur les termes étrangers ou empruntés, plus ou moins assimilés ou encore marqués dans la langue d’arrivée, et les motivations de leur emploi. Quelles sont les langues qui apparaissent : langues étrangères, langues régionales ou dialectes locaux ? Tel produit n’a-t-il tout simplement pas d’autre nom, ou bien s’agit-il d’une stratégie de valorisation, qui remplace un terme autochtone ressenti comme banal par un mot étranger qui apparaît plus élégant ou plus exotique ? Quel est l’impact de ce plurilinguisme sur la transparence des intitulés de plats ? Dans les cartes traduites, nous nous intéressons tout d’abord à la notion de « fidélité » d’une traduction ; nous passons de là à tout ce qui, dans la traduction même, a été repris tel quel de la version originale : noms de plats régionaux, internationalismes, termes empruntés, etc. Où s’arrête la fidélité et où commence la paresse du traducteur ? Une traduction est-elle meilleure, plus transparente, si elle contient p.ex. des explications et explicitations supplémentaires ? Et l’intitulé le plus transparent, le plus explicite, est-il toujours le meilleur ? En général, pour les modifications qui interviennent dans la traduction, qu’est-ce qui est adaptation à la culture cible et qu’est-ce qui est simple bévue ? Et comme une bonne part de l’information qui est donnée dans l’intitulé sert à valoriser le plat, nous observons ce qui arrive dans la traduction aux stratégies de valorisation. Sont-elles maintenues, sont-elles supprimées, sont-elles remplacées par des éléments valorisants propres à la langue cible ? Nous nous penchons également sur les ajouts et les pertes insoupçonnés qui se retrouvent dans certains menus, et nous incluons dans nos réflexions une évaluation qualitative des traductions présentées.

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Langoustine. Knackiges Gemüse / Satay / Misosuppe – Le plurilinguisme dans les cartes de restaurants avec et sans traduction

  • Eva Lavric,
  • Monika Messner

摘要

The present paper analyses multilingualism in restaurant menus with a special focus on codeswitching and translations of names of dishes. We have collected a large corpus of German, French, Italian and Spanish restaurant menus, of which German menus are used in the codeswitching part, while the translation part is based on Spanish and French menus and their translations into English and German. In the menus without translation, we concentrate on foreign or borrowed terms, more or less assimilated or still marked in the target language, and the reasons for their use. Which languages appear? Foreign languages, regional languages or local dialects? Does a product simply have no other name or is it a strategy of upgrading, i.e. the replacement of a term from a locally used language with a foreign word that appears more elegant or exotic? What is the impact of this multilingualism on the transparency of the dish names? In the translated restaurant menus, we are interested in the notion of ‘fidelity’ of a translation and in linguistic material that has been taken from the original version: names of regional dishes, internationalisms, borrowed terms, etc. Where does fidelity end and the translator’s laziness begin? Is a translation better or more transparent if it contains, for example, additional explanations and clarifications? And is the most transparent, most explicit name always the best? In general, the focus is put on the changes that occur in the translation: What can be treated as an adaptation to the target culture and what as a simple blunder? Since much of the information given in the name of a dish serves to upgrade the dish, we observe what happens to the upgrading strategies in the translation. Are they maintained, deleted or replaced by upgrading elements specific to the target language? We also investigate the unsuspected additions and losses that are found in some menus. We conclude our analysis with a qualitative evaluation of the translations presented. Cette contribution s’intéresse au plurilinguisme tel qu’il s’exprime dans les cartes de restaurants, d’une part à travers les alternances codiques, et de l’autre à travers les traductions des intitulés de plats. Nous avons réuni un vaste corpus de cartes en allemand, en français, en italien et en espagnol, dont certaines cartes allemandes bourrées d’alternances codiques nous servent dans la partie code-switching, alors que la partie traductions se base sur des cartes espagnoles et françaises et leurs traductions en anglais et en allemand. Dans les cartes sans traduction, nous nous penchons sur les termes étrangers ou empruntés, plus ou moins assimilés ou encore marqués dans la langue d’arrivée, et les motivations de leur emploi. Quelles sont les langues qui apparaissent : langues étrangères, langues régionales ou dialectes locaux ? Tel produit n’a-t-il tout simplement pas d’autre nom, ou bien s’agit-il d’une stratégie de valorisation, qui remplace un terme autochtone ressenti comme banal par un mot étranger qui apparaît plus élégant ou plus exotique ? Quel est l’impact de ce plurilinguisme sur la transparence des intitulés de plats ? Dans les cartes traduites, nous nous intéressons tout d’abord à la notion de « fidélité » d’une traduction ; nous passons de là à tout ce qui, dans la traduction même, a été repris tel quel de la version originale : noms de plats régionaux, internationalismes, termes empruntés, etc. Où s’arrête la fidélité et où commence la paresse du traducteur ? Une traduction est-elle meilleure, plus transparente, si elle contient p.ex. des explications et explicitations supplémentaires ? Et l’intitulé le plus transparent, le plus explicite, est-il toujours le meilleur ? En général, pour les modifications qui interviennent dans la traduction, qu’est-ce qui est adaptation à la culture cible et qu’est-ce qui est simple bévue ? Et comme une bonne part de l’information qui est donnée dans l’intitulé sert à valoriser le plat, nous observons ce qui arrive dans la traduction aux stratégies de valorisation. Sont-elles maintenues, sont-elles supprimées, sont-elles remplacées par des éléments valorisants propres à la langue cible ? Nous nous penchons également sur les ajouts et les pertes insoupçonnés qui se retrouvent dans certains menus, et nous incluons dans nos réflexions une évaluation qualitative des traductions présentées.