Drawing on various semiotic frameworks (Peirce, 1995/1931–1958; Hjelmslev, 1971/1948; Groupe μ, 1992), this study presents a contrastive structural analysis of the degrees of iconicity in French Sign Language (LSF). By breaking down the meaningful units of LSF into smaller elements, it becomes evident that iconicity functions as a continuum, along which these units can be positioned between an arbitrary and a motivated pole. LSF features lexical forms that may occupy any position along this continuum, revealing a structural behavior that aligns it both with written/spoken languages and with pictorial language. This characteristic appears at all levels of articulation in LSF, from the minimal units forming lexemes to more complex phrases and narrative utterances. En nous appuyant sur différents courants sémiotiques (Peirce, 1995/1931–1958 ; Hjelmslev, 1971/1948 ; Groupe μ, 1992), nous proposons une analyse structurale contrastive des degrés d’iconicité dans la langue des signes française (LSF). En découpant ses unités significatives en éléments plus petits, il apparaît que l’iconicité peut être envisagée comme un continuum, sur lequel les unités d’une langue donnée peuvent se situer entre un pôle arbitraire et un pôle motivé. Les langues signées intègrent des formes lexicales pouvant occuper toutes les positions sur ce continuum, révélant ainsi un fonctionnement qui les rapproche des langues écrites et vocales, d’une part, et du langage pictural, d’autre part. Cette caractéristique se retrouve à tous les niveaux d’articulation en LSF, depuis les unités minimales formant les lexèmes jusqu’aux syntagmes et aux énoncés narratifs les plus complexes.

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Langage pictural et langues signées

  • Saghie Sharifzadeh,
  • Thomas Sähn

摘要

Drawing on various semiotic frameworks (Peirce, 1995/1931–1958; Hjelmslev, 1971/1948; Groupe μ, 1992), this study presents a contrastive structural analysis of the degrees of iconicity in French Sign Language (LSF). By breaking down the meaningful units of LSF into smaller elements, it becomes evident that iconicity functions as a continuum, along which these units can be positioned between an arbitrary and a motivated pole. LSF features lexical forms that may occupy any position along this continuum, revealing a structural behavior that aligns it both with written/spoken languages and with pictorial language. This characteristic appears at all levels of articulation in LSF, from the minimal units forming lexemes to more complex phrases and narrative utterances. En nous appuyant sur différents courants sémiotiques (Peirce, 1995/1931–1958 ; Hjelmslev, 1971/1948 ; Groupe μ, 1992), nous proposons une analyse structurale contrastive des degrés d’iconicité dans la langue des signes française (LSF). En découpant ses unités significatives en éléments plus petits, il apparaît que l’iconicité peut être envisagée comme un continuum, sur lequel les unités d’une langue donnée peuvent se situer entre un pôle arbitraire et un pôle motivé. Les langues signées intègrent des formes lexicales pouvant occuper toutes les positions sur ce continuum, révélant ainsi un fonctionnement qui les rapproche des langues écrites et vocales, d’une part, et du langage pictural, d’autre part. Cette caractéristique se retrouve à tous les niveaux d’articulation en LSF, depuis les unités minimales formant les lexèmes jusqu’aux syntagmes et aux énoncés narratifs les plus complexes.